Avril 15 2026

BIOPARC contribue activement à la sauvegarde du tigre de Sumatra, le félin le plus menacé de la planète : l’identification des spécimens se poursuit et leur reproduction en milieu naturel est confirmée.

Ce projet, mené en collaboration avec la Fondation BIOPARC en Indonésie, confirme la reproduction à l'état sauvage et renforce le rôle du BIOPARC Fuengirola dans la conservation de l'une des espèces les plus menacées de la planète.

L’avenir du tigre de Sumatra, l’une des espèces les plus menacées de la planète, trouve de nouvelles raisons d’espérer au cœur de la jungle indonésienne. Le dernier rapport annuel du programme de conservation mis en œuvre dans le parc national de Way Kambas, en collaboration avec l’organisation locale, apporte des éclairages supplémentaires. PKHS et avec le soutien de Fondation BIOPARC, confirme des progrès significatifs dans la protection de ce grand félin au cours de l'année 2025.

Les données dressent un tableau rare dans un contexte mondial de perte de biodiversité : un écosystème encore fonctionnel. Grâce à l’utilisation de pièges photographiques, au moins sept individus différents ont été identifiés, ainsi que des preuves de reproduction en milieu naturel. Il s’agit d’un indice crucial qui positionne ce site comme l’un des derniers refuges viables pour l’espèce.

La jungle sous surveillance

Ce succès repose en grande partie sur un travail constant, souvent invisible. En 2025, les équipes de conservation ont couvert près de 1 000 kilomètres de forêt tropicale humide lors de 12 patrouilles de protection, englobant environ 48 800 hectares. Ils marchent pendant des jours à travers une végétation dense, des rivières et des terrains sans sentier, non seulement pour traquer le tigre, mais aussi pour le protéger.

Car les menaces persistent. Parmi les découvertes les plus inquiétantes figurent des pièges illégaux dissimulés dans le sol, conçus pour capturer indistinctement de grands animaux. Leur impact est double : ils réduisent le nombre de proies naturelles et représentent un risque direct pour le tigre lui-même, qui peut se retrouver piégé et mourir.

Cette pression est aggravée par l'exploitation forestière illégale, l'ouverture de points d'accès clandestins et les incendies de forêt, qui fragmentent progressivement l'un des écosystèmes les plus précieux d'Asie du Sud-Est.

La population de ce grand félin vivant en liberté ne dépasse pas 400 individus ; des chiffres qui, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ne cessent de diminuer.

Les communautés, un élément clé de la conservation

La conservation ne concerne pas seulement la forêt tropicale. Elle concerne aussi les communautés qui vivent à ses abords. Tout au long de l'année 2025, le projet a mis en place des campagnes éducatives, des programmes scolaires et des activités de sensibilisation qui ont touché des centaines de personnes dans les zones proches du parc.

L’objectif est de transformer le rapport à l’environnement : réduire les conflits entre les humains et les tigres et favoriser une coexistence durable. Parallèlement, la collaboration avec les universités a permis d’intégrer étudiants et chercheurs aux travaux de terrain, renforçant ainsi les fondements scientifiques du programme.

Une connexion qui atteint BIOPARC Fuengirola

Ce qui se passe à Sumatra a un lien direct avec l'Espagne. Un couple vit au BIOPARC de Fuengirola. Tigres de Sumatraambassadeurs d’une espèce classée « en danger critique d’extinction » par l’UICN et dont il ne reste que quelques centaines de spécimens à l’état sauvage.

Le soutien apporté par la Fondation BIOPARC à ce projet en Indonésie s'inscrit dans une stratégie visant à articuler les actions de conservation sur le terrain et la sensibilisation en Europe. Cette approche a pour objectif de mieux appréhender le rôle des zoos, au-delà de leurs infrastructures physiques : celui d'acteurs engagés dans la protection mondiale de la biodiversité.

Dans un monde marqué par la disparition accélérée des espèces, la moindre trace de tigre dans la jungle est un signe de résilience. C'est aussi le fruit d'un travail de longue haleine qui, bien qu'effectué à des milliers de kilomètres de distance, commence bien plus près qu'on ne le croit.

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