Septiembre 2 2025

Le Bioparc Fuengirola revit l'exploit de Magellan et Elcano : découvrir des espèces comme lors du premier tour du monde.

Au-delà de l'évocation historique de l'exploit commémoré cette première semaine de septembre, le parc rappelle que plusieurs des espèces qui ont émerveillé les navigateurs du XVIe siècle sont aujourd'hui en grave danger.

Il y a plus de cinq siècles, l'expédition entreprise par Ferdinand Magellan pour atteindre les îles aux Épices, menée par Juan Sebastián Elcano, devint le plus grand exploit maritime de l'histoire : la première circumnavigation du monde. Les descriptions et les spécimens rapportés à Séville révélèrent une étonnante diversité d'animaux et de plantes jamais observée en Europe : des chauves-souris « de la taille d'aigles », des perroquets multicolores, des poissons volants, des guanacos et même les mythiques oiseaux de paradis qui semblaient désossés et flottaient dans les airs.

Aujourd'hui, à l'occasion de cet anniversaire, le Bioparc Fuengirola invite ses visiteurs à revivre cet esprit de découverte. Se promener dans ses forêts tropicales reconstituées, c'est s'embarquer pour un voyage en lien direct avec les territoires explorés par les navigateurs espagnols il y a plus de 500 ans.

Avec cette initiative commémorant l'anniversaire de la première circumnavigation, le parc animalier de Malaga ajoute sa voix à la célébration d'un exploit qui a non seulement prouvé que la Terre était ronde et transformé la vision géographique du monde, mais a également changé à jamais la façon dont l'humanité se rapportait à la nature.

Un voyage dans le temps à travers la faune tropicale

L'expédition a atteint les Philippines, Bornéo et les Moluques, entre autres, où Pigafetta a décrit des espèces qui ont émerveillé toute l'Europe. Il a également parcouru les majestueuses et denses forêts sud-américaines. Ces mêmes territoires abritent de nombreuses espèces que le Bioparc Fuengirola protège dans le cadre de programmes internationaux de conservation. Ces espèces, comme celles décrites dans les textes du chroniqueur italien, auraient pu être observées par ces courageux expéditionnaires qui ont marqué un avant et un après dans notre vision du monde.

Parmi eux se distinguent :

  • L'orang-outan de Bornéo (Pongo Pygmaeus), un primate emblématique dont il ne reste qu'un peu plus de 100.000 XNUMX individus dans les forêts de Bornéo. Au parc animalier de Malaga, il partage son habitat avec le gibbon à joues dorées et le binturong, tous originaires des forêts asiatiques explorées par le premier tour du monde.
  • Tapir malais (Tapirus indicus), un joyau zoologique de la péninsule malaise. C'est une espèce si rare qu'en Espagne, on ne peut l'observer qu'au Bioparc de Fuengirola. Sa récente progéniture, née en 2025, représente une étape importante dans la conservation de l'espèce.
  • Faisan d'Edwards (Lophura Edwardsi), un oiseau qui symbolise la beauté des jungles d'Asie du Sud-Est, évoquant ces espèces colorées décrites dans les chroniques de voyage. Éteint à l'état sauvage, plus de 40 centres EAZA, dont le Bioparc Fuengirola, ont lancé cette année un projet de réintroduction dans son habitat d'origine : le Vietnam. L'objectif ? Recréer des populations de cet oiseau emblématique.
  • Tigre de Sumatra (panthera tigris sumatrae), dont la conservation est soutenue sur le terrain par la Fondation Bioparc en Indonésie, prolongeant ainsi l'héritage de l'exploration vers un véritable engagement pour l'avenir de la biodiversité. Avec un peu plus de 400 spécimens encore présents dans la nature, c'est l'un des félins les plus menacés de la planète.
  • Loutre géante d'Amérique du Sud (Pteronura brasiliensis), symbole emblématique des fleuves amazoniens, est la plus grande loutre du monde. Ses colonies sont craintes et respectées par des prédateurs comme les caïmans et les jaguars en raison de leur lien familial, de leur force et de leur courage.
  • Arapaima (arapaïma gigas), le plus gros poisson des rivières d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.
  • Ouistiti ou petits singes communs dans les jungles d'Amérique centrale et d'Amazonie, reflet de la faune observée depuis les côtes et les rivières.

Si les navigateurs du XVIe siècle s'aventuraient dans l'inconnu pour découvrir de nouveaux mondes, les visiteurs du Bioparc Fuengirola peuvent aujourd'hui profiter d'une expérience similaire, mais sans quitter l'Andalousie.

La visite du parc vous emmène à travers des habitats d'Amérique centrale et du Sud, de l'Indo-Pacifique, d'Asie du Sud-Est, d'Afrique équatoriale et de Madagascar, où la végétation, l'eau et l'architecture reproduisent avec réalisme les paysages qui ont tant émerveillé les expéditionnaires dont les voyages, du XVe au XVIIe siècle, ont fait de ce pays l'« Âge des Découvertes ». Chaque pas dans le parc révèle des espèces surprenantes, recréant le sentiment d'exploration et d'émerveillement qui a inspiré la première circumnavigation. La différence, c'est que, cinq siècles plus tard, cet émerveillement s'est transformé en prise de conscience : protéger la nature et préserver ces espèces est le véritable exploit contemporain.

Au-delà de son histoire, le Bioparc Fuengirola rappelle que nombre des espèces qui ont émerveillé les navigateurs du XVIe siècle sont aujourd'hui en grave danger. Grâce à sa participation à des programmes internationaux de conservation et à son engagement en faveur d'activités de loisirs durables, le parc renforce son rôle de destination culturelle et touristique en Andalousie, devenant le point de départ d'un voyage inoubliable autour du monde.

Le Bioparc Fuengirola souhaite s'associer à la commémoration du premier tour du monde en rappelant que la curiosité, l'exploration et le respect de la vie sont des valeurs qui nous accompagnent depuis lors. Tout comme Magellan et Elcano ont ouvert de nouvelles voies, notre mission aujourd'hui est d'ouvrir la voie à un avenir durable pour la faune la plus menacée de la planète.

Avez-vous apprécié?
la nouvelle?

Partagez-le!

Suivez
al notre actualité