Septiembre 2 2026

De la licorne des mers aux épices : les merveilles qui ont émerveillé Elcano et Magellan au BIOPARC Fuengirola

Le parc recrée l'univers des premiers explorateurs dans sa Salle de la Découverte et sa Chambre des Merveilles, coïncidant avec le 500e anniversaire de la mort de Juan Sebastián Elcano et avec un autre anniversaire de l'achèvement du premier tour du monde.

Il y a plus de 500 ans, naviguer vers certaines régions du monde revenait à s'aventurer littéralement en territoire inconnu. Il n'y avait ni photographies, ni cartes précises, ni livres pour révéler ce qui se trouvait au-delà des océans. Seules circulaient rumeurs, récits, légendes et une immense curiosité de découvrir les secrets du monde.

C’est dans ce contexte que se déroula l’une des plus grandes aventures de l’histoire : l’expédition entreprise par Ferdinand Magellan et achevée par Juan Sebastián Elcano, qui, entre 1519 et 1522, réalisa le premier tour du monde.

Cette année marque également le 500e anniversaire de la mort de Juan Sebastián Elcano, le navigateur espagnol qui prit le commandement de l'expédition après la mort de Magellan et ramena avec succès le Victoria à Sanlúcar de Barrameda. Le 6 septembre prochain marquera un autre anniversaire de cette arrivée, menée par Elcano et les 17 autres survivants d'une expédition partie trois ans auparavant.

Pour commémorer ces dates, le Bioparc Fuengirola invite les visiteurs à se plonger dans l'esprit de ces premiers explorateurs à travers deux espaces qui leur permettent de voyager dans le temps : la Salle de la Découverte et la Chambre des Merveilles.

Un monde encore à découvrir

La Salle de la Découverte place le visiteur face au grand défi auquel ces navigateurs ont été confrontés : tenter de comprendre et de représenter une planète qu’ils ne connaissaient pas encore entièrement.

Deux grands globes, dont l'un s'inspire d'une reconstitution de Léonard de Vinci, de grandes fresques et des références aux routes de navigation du premier tour du monde font de cet espace un hommage aux explorateurs qui se sont lancés à la traversée des océans sans savoir avec certitude ce qu'ils trouveraient de l'autre côté.

L'expédition partit de Séville en 1519 avec cinq navires et plus de 200 hommes. Après la mort de Magellan aux Philippines, Elcano prit le commandement et ramena le Victoria en Espagne. Ce voyage permit aux Européens de découvrir des territoires, des peuples, des plantes et des animaux qui leur étaient jusqu'alors inconnus et changea à jamais leur perception de la planète.

Quand un narval s'est transformé en licorne

Le Cabinet des Merveilles recrée l'atmosphère des anciens cabinets de curiosités, ces espaces où étaient rassemblés des objets venus de contrées lointaines et des éléments naturels, suscitant fascination, surprise, voire parfois même perplexité. Fossiles, ossements, herbiers, livres, objets liés à la médecine, restes d'animaux et les fameuses « cornes de licorne » font partie intégrante de cet univers unique où science et légende coexistaient.

L'un des éléments les plus frappants est précisément la défense du narval, connue depuis des siècles comme la « licorne des mers ». Un parfait exemple de la façon dont un élément de la nature a pu devenir une créature légendaire alors même que les connaissances scientifiques nécessaires pour expliquer son origine n'existaient pas encore.

Le trésor qui a motivé les explorateurs

Parmi toutes ces merveilles, certaines revêtaient une valeur toute particulière. Les épices furent l'un des moteurs des explorations maritimes des XVe et XVIe siècles. Clous de girofle, cannelle, noix de muscade, poivre et gingembre étaient des produits extrêmement prisés en Europe et atteignaient des prix comparables à ceux des métaux précieux.

Dans le Cabinet des Merveilles, les visiteurs peuvent s'approcher de certaines de ces épices et les découvrir également par l'odorat, reproduisant ainsi la dimension sensorielle qu'elles ont dû avoir pour ceux qui les ont rencontrées pour la première fois.

Les clous de girofle, par exemple, atteignirent des prix extraordinaires, et leur origine était tenue secrète. Les épices n'ont pas seulement transformé la cuisine européenne : elles ont joué un rôle fondamental dans la médecine, le commerce, la politique et l'économie de l'époque.

Les animaux qui auraient pu surprendre Elcano

La fascination pour l'inconnu prenait aussi la forme d'un animal.

Les chroniques de l'expédition, notamment celles d'Antonio Pigafetta, décrivaient des espèces qui surprirent l'Europe : de grandes chauves-souris, des perroquets aux couleurs vives, des poissons volants, des guanacos ou encore les extraordinaires oiseaux de paradis, qui alimentèrent toutes sortes d'histoires sur leur apparition et leur origine.

Nombre des régions visitées par cette expédition abritent aujourd'hui des espèces que l'on peut observer au Bioparc Fuengirola.

Dans les forêts tropicales d'Asie, on trouve par exemple l'orang-outan de Bornéo, le tapir de Malaisie, le faisan d'Edwards et le tigre de Sumatra ; tandis que les écosystèmes d'Amérique du Sud sont représentés par des espèces telles que la loutre géante et l'arapaima, entre autres. Ces animaux nous permettent d'imaginer l'émerveillement que ces terres et leurs habitants naturels ont dû susciter aux yeux des premiers explorateurs.

Mais il existe une différence fondamentale entre ces premiers voyages et ceux que nous pouvons entreprendre aujourd'hui.

Ils exploraient pour découvrir. Nous en savons suffisamment pour savoir que nombre de ces merveilles sont aujourd'hui menacées et que nous devons les préserver.

De la découverte à la conservation

Le premier tour du monde a bouleversé notre compréhension de la planète. Cinq siècles plus tard, le Bioparc s'attache à raviver cet esprit de curiosité dans une perspective contemporaine, en participant aux commémorations de Juan Sebastián Elcano et du premier tour du monde et en soulignant non seulement l'importance historique de cet exploit, mais aussi ses immenses implications scientifiques et naturelles.

Un hommage à ces hommes qui ont osé naviguer vers l'inconnu et à tous ceux qui, cinq siècles plus tard, continuent d'explorer, d'enquêter et d'œuvrer pour comprendre et protéger l'extraordinaire diversité de notre planète.

 

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